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mercredi 6 mai 2015

La place d'Annie Ernaux

Note : 14/20
Présentation  : Annie Ernaux consacre ce récit autobiographique à l'évocation de son père décédé.
Mon avis : Cette autobiographie est assez déroutante. Annie Ernaux adopte un ton neutre pour raconter l'histoire de son père, et surtout pour tenter d'expliquer comment le changement de classe sociale a pu les éloigner l'un de l'autre. L'écriture est parfaitement maîtrisée et l'émotion , jamais exprimée, affleure derrière la froideur  (la pudeur?) du récit . Toutefois, je trouve le parti pris un peu triste ... J'avais préféré Une Femme, l'autobiographie qu'elle a consacrée à sa mère.



dimanche 3 mai 2015

Si je reste de Gayle Forman

Note : 15/20
Présentation de l'éditeur : 
Mia a 17 ans, un petit ami que toutes ses copines lui envient, des parents un peu excentriques mais sympas, un petit frère craquant, et la musique occupe le reste de sa vie. Et puis... 
Et puis vient l'accident de voiture. Désormais seule au monde, Mia a sombré dans un profond coma. Où elle découvre deux choses stupéfiantes: d'abord, elle entend tout ce qu'on dit autour de son lit d'hôpital. Ensuite, elle a une journée seulement pour choisir entre vivre et mourir. C'est à elle de décider. Un choix terrible quand on a 17 ans. 
Mon avis : 
Difficile pour moi cette fois de séparer ce que j'ai aimé et ce que je n'ai pas apprécié. En fait , j'attendais tout autre chose de ce livre : des rebondissements, des secrets que Mia auraient découverts... Mais ce n'est pas du tout ce genre de roman.  Certes, les premières pages m'ont accrochée, mais je restais dans l'expectative de quelque chose qui ne venait pas. De ce fait, à la moitié du livre je m 'ennuyais un peu... Et puis, au fil de la narration et des souvenirs de Mia, j'ai fini par comprendre où l'auteure voulait en venir et là j'ai vraiment apprécié. Je n'en dis pas plus pour ne pas dévoiler la fin de l'histoire. En tous cas, j'ai fini Si je reste avec une petite larme à l’œil.
Petit conseil, dans la version pocket, ne lisez pas la préface, car elle en dit trop.
Anecdote :  

  • Le livre a été adapté à l'écran en 2014.



  • Une suite est sortie : 

samedi 2 mai 2015

La Dernière lettre de son amant de Jojo Moyes


Note : 12/20
Présentation de l'éditeur :
Deux époques, deux destins de femmes.
Jennifer vit dans une cage dorée sur la Riviera pendant les années 1960. Depuis son accident de voiture, elle a perdu la mémoire... jusqu'au jour où cette femme mariée redécouvre les lettres de son amant.
Quarante ans plus tard, Ellie retrouve cette correspondance amoureuse. Au fil de son enquête, la jeune femme va reconsidérer sa conception de l'amour et surtout son histoire avec un homme marié. La dernière lettre changera leur vie à jamais.

Ce que j'ai aimé : 

  • La construction du roman, qui alterne entre narration de la vie de Jennifer et celle d'Elie.
  • Le roman nous permet de considérer à quel point la place de la femme a évolué depuis les années soixante. 
  • Le personnage de Jennifer est intéressant et sans doute le plus abouti du roman. 
Ce que je n'ai pas apprécié : 
  • Le personnage d'Elie, qui subit plus qu'elle n'agit . Contrairement à Jennifer, elle manque de caractère et les passages qui la concernent manquent quant à eux d'intérêt. 
  • Les longueurs ...le roman pourrait comporter au moins 200 pages de moins. 
  • J'avais lu beaucoup de bien du roman  Avant toi et j'ai donc profité de la lecture commune sur le forum Club de lecture pour découvrir son auteure, Jojo Moyes. J'ai été terriblement déçue. La dernière lettre de son amant est une romance comme il y en a des tas. Si j'avais lu ce roman à 15 ans, j'aurais sans doute apprécié...mais aujourd'hui, pour moi ça manque cruellement d'intérêt. De plus, si le livre se lit facilement, on ne peut pas dire que l'auteure possède un style... c'est assez plat.



samedi 4 avril 2015

L'Homme au fond, Olivier de Solminihac




Présentation :
 Le narrateur raconte  tout d'abord de manière elliptique ses quarante premières années . Il  emménage ensuite  dans la maison qu'il vient d'acheter à Dunkerque. Il remarque un homme qui sort régulièrement au vasistas de la maison voisine pour fumer. Il est de plus en plus obsédé par la figure de ce fumeur et par l'histoire d'une plaque commémorative découverte sur le mur de sa propriété. Il entreprend alors des recherches qui le ramènent aux souvenirs de la Seconde Guerre mondiale.

Les plus :

  • La narration de ce livre est comme une petite musique envoûtante et c'est pourquoi quand je l'ai eu en main, je ne l'ai plus lâché . En deux petites heures il était terminé !  L'utilisation de la 1ère personne du pluriel m'a vraiment intriguée. Un "nous" à la fois singulier et pluriel, voilà de quoi attirer l'attention de la prof de français que je suis !
  •  autobiographie, roman, essai, documentaire .... On ne sait pas dans quelle catégorie ranger le livre. C'est encore une fois déroutant, mais on se laisse porter... En tous cas c'est une lecture qui fait réfléchir...mais sans brusquer ...tout en douceur...
  • L'opération dynamo est évoquée d'une manière très saisissante, pour moi c'est le point d'orgue du livre et c'est là que le talent de l'auteur se dévoile dans sa véritable dimension.
  • J'ai vécu toute ma vie à Dunkerque (et surtout à Rosendaël ) et j'ai presque le même âge que l'auteur donc j'ai parfois eu l'impression de voyager dans mes propres souvenirs... 
Les moins : 

  • Disons que je m'attendais à un récit plus conventionnel et que la lectrice un peu terre à terre que je suis est un peu restée sur sa faim en ce qui concerne cet énigmatique et très métaphorique "homme au fond". Mais cela n'enlève rien à la délicatesse et à la finesse du livre. 


mardi 19 août 2014

L'Accro du shopping a une soeur , de Sophie Kinsella





Avis  : 8/10
Présentation : 
Après une lune de miel à rallonge, Becky rentre à Londres et retrouve son train-train de citadine avec un goût amer : sa meilleure amie l’a remplacée par une fille se rapprochant plus du cheval que de l’idéal féminin, son jouet préféré – sa carte bleue – est bloqué, son mari débordé. Mais le meilleur reste à venir : ses parents lui apprennent qu’elle a une sœur née des amours prénuptiales de son père !
Un nouvel horizon se dessine pour Becky : vivre une  folle aventure familiale ,  faire de séances intensives de shopping et de soirées pyjamas. Car elle n’imagine pas un seul instant que Jess soit tout sauf son double…


Les  plus :
  • Retrouver Becky , c'est  un peu comme retrouver une bonne copine un peu loufoque.  Une vraie bouffée d'air pur ! Je raffole toujours autant de ses rêves éveillés et de ses gaffes !
  • L'arrivée de Jess , la sœur de Becky , amène du neuf dans la série . Et bien sûr , leurs différences fait le sel de ce tome .
  • C'est du bon Kinsella , que j'aime beaucoup depuis ma lecture des Petits secrets d'Emma . C'est rythmé , amusant , barré même ,  girly à souhait ...un régal ! J'aime la façon dont cet auteur  (non, rien à faire , je n'arrive pas à mettre ce mot au féminin!)  soigne les petits détails , et sème des petits cailloux pour nous mener là où elle le souhaite.
Les moins : 
Bon , allez, parfois , la liste des magasins et des objets de mode me lasse un peu ... Mais ça fait partie du personnage , alors , on prend tout ou rien !

Je remercie Littlepadfoot pour m'avoir fait sortir ce livre de ma PAL, dans le cadre du binôme du mois d'août sur le Club de lecture ! Je lirai la suite bientôt !

vendredi 15 août 2014

Sous haute tension , d 'Harlan Coben


Avis : 9/10
Présentation  :

Une joueuse de tennis enceinte, qu'on fait chanter sur facebook. Un ancien rockeur au creux de la vague, vivant reclus dans sa villa. Une enquête de routine qui vire aux révélations familiales. Remis par hasard sur la piste de son frère disparu, Myron Bolitar plonge au coeur de secrets bien gardés. Un mensonge vieux de seize ans ne demande qu'à éclater.


Ce que j'ai aimé : 
  • On apprend beaucoup de choses sur le passé de Myron et de son frère cadet dont l'existence avait à peine été évoquée dans les livres précédents.
  • Aucun temps mort, les actions s'enchaînent à toute vitesse !
  • Ce tome est une tuerie ! Rien en sera plus comme avant dans la vie de Myron et de Win... j'ai bien failli verser ma petite larme. 
  • Le passage de témoin entre Myron et Mickey, héros de A découvert ,   est particulièrement bien amené.

Quand j'ai refermé le livre, j'ai eu la même impression que lorsque j'ai fini la saga des Harry Potter  il y a quelques années. Quelle nostalgie ! Et là, en plus, je ne m'attendais pas du tout à cela. Cependant, Harlan Coben n'a pas déclaré officiellement la fin de la série, et on peut encore suivre Myron grâce à Mickey... je garde espoir ! 

mardi 12 août 2014

Gravé dans le sable , de Michel Bussi

Avis : 7,5/10
Présentation :
Juin 1944. 188 soldats sont tirés au sort pour débarquer sur la côte normande. Ils seront les premiers tués. Mais peut-on conjurer le sort ? Tricher à cette loterie ? Et vous, que seriez-vous prêts à promettre pour échanger votre place ? Et votre promesse, que vaudra-t-elle lorsque tous les témoins seront morts ? 

Les plus : 
  • Voilà encore ce que j'appelle un vrai roman , avec des rebondissements , du suspens , des personnages qui ne sont pas ce qu'ils sont vraiment ... J'aime beaucoup ce genre d'histoires.
  • L'écriture est fluide , agréable. Ce n'est pas de la grande littérature , mais c'est bien écrit. 
  • J'ai trouvé originale l'idée de partir d'une promesse faite lors du débarquement en Normandie. Ça reste un roman policier , mais cette touche historique est intéressante.
  • J'ai particulièrement aimé le détective , "Nick" , même s'il est un peu stéréotypé. Quel gentleman !
Les moins : 
  • Il manque quelque chose pour que ce roman soit vraiment un coup de cœur. " Un tout petit supplément d'âme" comme le chante France Gall...
  • La fin offre son lot de révélations , mais je les espérais plus étonnantes ... J'attendais un feu d'artifice.  C'est cependant une bonne fin , logique , et relativement plausible.
Anecdote : 
Gravé dans le sable  est sorti en 2007, sous le titre d' Omaha crimes  . C'est en fait le deuxième roman de Michel Bussi , réédité aujourd'hui aux Editions France Loisirs .

Et encore un pavé pour le challenge livraddict !




jeudi 7 août 2014

Les Autres, d'Alice Ferney


Avis : 7,5/10

Présentation  : "Caractère : n.m. Manière habituelle de réagir, propre à chaque personne. Et juste en dessous: Personnes susceptibles s'abstenir.Voilà ce qui était écrit en gros sur le couvercle." Lors d'une soirée d'anniversaire, un jeu de société destiné à mieux se connaître devient le révélateur de secrets de famille jusqu'ici soigneusement occultés par la honte, la déception ou la souffrance. 

Ce que j'ai aimé : 
  • Alice Ferney a une très jolie plume, elle manie les mots avec précision et c'est vraiment très agréable.
  • L'idée d'utiliser un jeu de société pour révéler le passé des personnages est originale. 
  • Le récit est construit de manière particulière : il se compose de  trois parties  : choses pensées, choses dites et choses rapportées. De ce fait , on découvre les éléments de l'histoire de manière morcelée et progressive. 
  • L'histoire nous renvoie à notre relation aux autres, comme le titre l'indique.  Dans la première partie,  Estelle, l'un des personnage, pense que "Nul homme n'est pour lui-même ce qu'il est pour les autres et pas davantage ce qu'il se figure être à leurs yeux." Ce constat, presque tous les  personnages vont le faire au cours du jeu. Le sujet du roman n'est pas sans rappeler Huis-clos, de Jean Paul Sarte, en moins cynique tout de même.
Ce que je n'ai pas apprécié : 
  • Les redites. Comme l'histoire nous est racontée 3 fois de manière différente, il y a forcément des moments très répétitifs. La 3ème partie, surtout, aurait pu être un peu abrégée. 
  • J'attendais un peu plus de la fin...qui finalement est assez ouverte.
 Anecdote : Alice Ferney n'est pas le véritable nom de l'auteur , qui est en fait Cécile Brossollet. Elle a choisi le prénom "Alice " en référence à Alice au pays des merveilles et le nom de "Ferney" du nom de la résidence de Voltaire qu'elle aime beaucoup et qui est né le même jour qu'elle.

J'ai lu ce roman dans le cadre de 2 challenges :
-Le challenge partage du forum "partage de lecture"  ici .
-Et sur Livraddict :

mercredi 6 août 2014

Ces douleurs que l'on cache, de Carine Petit


Présentation : 
Xavier vit avec Luce une relation belle sous tous rapports. Il est loin de penser qu'elle a tout fait pour cacher certaines choses qui auraient pu entacher leur relation. Lorsqu'elle tombera dans le coma, après un accident de voiture, il découvrira une femme qui ne correspond pas à ce qu'il a connu d'elle jusque-là...


Mon avis : 
Si vous aimez les histoires où l'amour est plus fort que tout, où les secrets qui empoisonnent les vies remontent à la surface quand on ne s'y attend pas, vous aimerez Ces douleurs que l'on cache, premier Roman de Carine Petit publié chez The Book Edition  Merci à Carine pour la confiance qu'elle m'a accordée.

mercredi 23 juillet 2014

L'Homme qui voulait vivre sa vie, de Douglas Kennedy





Avis : 8/10
Présentation: 
Un poste important, une vaste maison, une femme élégante, deux enfants: pour tout le monde, Ben Bradford a réussi. Pourtant, à ses yeux, rien n'est moins sûr: de son rêve d'enfant - être photographe- il ne reste plus rien. Et le sentiment d'être un imposteur dans sa propre existence est de plus en plus fort...Alors, comment résister à l'appel d'une autre vie quand le destin s'en mêle?

Ce que j'ai aimé : 

  • C'est un vrai roman, avec de multiples rebondissements, des coups du hasard et du destin...pour moi, c'est du petit lait!
  • J'avais un peu peur de m'attaquer à cet auteur car j'ai été déçue par les  gros succès de librairie du style de Musso et de Lévy pour ne citer qu'eux...Mais là, bonne surprise! L'écriture est fluide et agréable, sans lourdeurs ni mièvreries.
  • Ce livre fait réfléchir :  Qu'est-ce que le  bonheur ? Que signifie "réussir sa vie"?  Est-on vraiment maître de son destin? Mais attention, pas de grands discours moralisateurs ici. Tout passe par l'histoire de Ben Bradford, à la fois héros et anti-héros, victime et coupable, lâche et courageux. Et ce personnage, on ne peut que s'y attacher!

Ce que je n'ai pas apprécié : 

Il faut reconnaître qu'il y a un côté assez rocambolesque dans cette histoire, et qu'il semble un peu trop facile de changer de vie ...mais l'intrigue est tellement bien construite, que l'on passe facilement au-dessus de  quelques invraisemblances.

Maintenant que j'ai lu le roman, je suis curieuse d'en voir son adaptation :


mercredi 9 juillet 2014

Patients de Grand Corps Malade

Avis : 8/10
Présentation :
"J'ai envie de vomir.
J'ai toujours été en galère dans les moyens de transport, quels qu'ils soient. J'ai mal au coeur en bateau, bien sûr, mais aussi en avion, en voiture... Alors là, allongé sur le dos à contresens de la marche, c'est un vrai calvaire.
Nous sommes le 11 août et il doit bien faire 35 degrés dans l'ambulance. Je suis en sueur, mais pas autant que l'ambulancier qui s'affaire au-dessus de moi; je le vois manipuler des tuyaux, des petites poches et plein d'autres trucs bizarres. Il a de l'eau qui lui glisse sur le visage et qui forme au niveau du menton un petit goutte-à-goutte bien dégueulasse.
Je sors tout juste de l'hôpital où j'étais en réanimation ces dernières semaines. On me conduit aujourd'hui dans un grand centre de rééducation qui regroupe toute la crème du handicap bien lourd: paraplégiques, tétraplégiques, traumatisés crâniens, amputés, grands brûlés...
Bref, je sens qu'on va bien s'amuser."
Ce que j'ai pensé du livre : 

Le récit  s'ouvre sur deux textes de chansons : "Sixième sens" qui évoque le handicap,  et "Je dors sur mes deux oreilles", véritable hymne à la vie. Ces textes, qui sont aussi autobiographiques, sont emprunts de poésie, et contrastent avec le ton du récit lui-même qui est assez froid, fait de phrases courtes, presque uniquement explicatives. On sent une certaine pudeur, une volonté de ne pas s'apitoyer et de faire comprendre le quotidien des malades du centre de rééducation dans lequel Fabien Marsaud a séjourné. Ce n'est pourtant pas un récit triste car il est parsemé de touches d'humour qui mettent à distance l'émotion. Elle n'est d'ailleurs jamais loin, et ce sont les non-dits qui la provoquent. Grand Corps malade a rendu hommage, en racontant son vécu, à tous les "Patients" qu'il a rencontrés (et aussi à tous les autres...)
Quand j'ai refermé le livre, une petite larme à l’œil je dois l'avouer, je me suis dit qu'il fallait relativiser nos petites misères,et surtout profiter de ce que nous apporte la vie.

J'ai lu ce livre dans le cadre du Challenge Partage sur le forum Partage Lecture.

Voici une chanson de Grand Corps Malade. Je trouve les paroles et clip magnifiques :


samedi 31 mai 2014

La Reine des lectrices, Alan Bebbett

J'ai lu ce roman dans le cadre du challenge "Un mot-Un livre" sur Le Club de lecture. Le mot du mois de mai était "Reine".
Avis : 7/10

Présentation  : 
Que se passerait-il outre-Manche si, par le plus grand des hasards, Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d'un coup, plus rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ? 
J'ai aimé :
  • La façon de traiter le thème de la lecture et ce qu'elle peut apporter à quelqu'un, même si ce quelqu'un est la reine d'Angleterre.
  • C'est un roman court, qui se lit vite.
  • L'humour « so british ».

Je n'ai pas apprécié : Mes connaissances limitées en ce qui concerne la littérature anglaise m'ont fait passer à côté de certains traits d'humour, je pense.

jeudi 22 mai 2014

Léviatemps, Maxime Chattam

J'ai ce roman dans le cadre du challenge "Lecture traditionnelle" de mai du club de lecture.

Avis : 7/10
Présentation : Dans le Paris de 1900, un écrivain ne supporte plus la pression liée à son succès. Il quitte sa famille pour les combles d'une maison close et se lance dans un roman policier sur les bas-fonds. Jusqu'au meurtre étrange d'une prostituée.
J'ai aimé :
  • Les détails sur l'époque, l'auteur est bien documenté et essaie de nous faire imaginer Paris au tout début du XXème siècle. A l'époque « une chape de ronflements ne plombait pas la ville (…), Paris n'avait pas le même son. C'était celui du vent, des oiseaux sur les balcons et dans les arbres, et le martèlement des sabots sur les pavés. » J'ai été surprise de l'ambiance qu'a réussie à recréer Maxime Chattam.
  • Un style agréable. Des chapitres courts. Cela rend ce gros livre facile à lire.
  • Une intrigue bien ficelée et des héros sympathiques.

Je n'ai pas apprécié :
  • Le manque d'originalité. Même si la fin réserve son petit lot d'émotions, j'ai eu une impression de déjà vu tout au long du roman. Les méthodes d'investigation du héros ne sont pas sans rappeler celles de Sherlock Holmes, et le tandem qu'il forme avec Faustine m'a fait penser à Tommy et Tupence, enquêteurs d'Agatha Christie. Et puis, le satanisme, les maisons closes....rien de bien nouveau.
  • Les longueurs et les redites lorsque le héros essaie de bâtir le portrait psychologique du tueur.
  • Les grosses ficelles du genre de cette fin de chapitre :« Sans remarquer un instant qu'une autre voiture se mettait en branle à leur suite. » Hum....suspens.... !
Anecdotes :
Maxime Chattam a suivi des études de criminologie.
Thèmes : 
Meurtres,Prostitution, Satanisme, Paris

jeudi 15 mai 2014

La Vague, Todd Strasser



J'ai lu ce roman grâce à Echo49 dans le cadre du "binôme de mai" sur Le Club de lecture. Merci pour cette belle découverte!

Présentation :
Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d'histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : "La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l'Action." En l'espace de quelques jours, l'atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader.
Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ?

Avis : 8/10

J'ai aimé :
- La subtilité du roman. L'écriture est simple et le début rappelle toutes les histoires de lycéens américains : populaires et non populaires, club journal, footballeurs ... Et tout à coup l'angoisse monte, au fur et à mesure que « La vague » prend de l'ampleur.
- Le sujet qui nous montre que l'être humain se laisse facilement entraîner dans un mouvement collectif en oubliant de réfléchir.
- Si les jeunes adhèrent facilement et rapidement au mouvement, leur professeur se laisse lui aussi prendre au jeu, appréciant son nouveau pouvoir … Cela permet de ne pas mettre en cause uniquement la jeunesse mais bien la nature humaine dans son ensemble.

Je n'ai pas apprécié :
- J'aurais souhaité un dénouement moins rapide, avec un regard sur l'après.

Anecdotes :

  • Ce roman est basé sur une histoire vraie.En savoir plus ici
  • Un film allemand inspiré de cette histoire est sorti en 2009

Thèmes : Dictature, jeunesse, enseignement, nazisme.

lundi 12 mai 2014

Meurtre dans un jardin indien, Vikas Swarup


Présentation :
Playboy millionnaire, l'ignoble Vivek 'Vicky' Rai est tué lors de sa propre garden-party. Six convives sont suspectés : un bureaucrate possédé par l'esprit de Gandhi, l'actrice la plus glamour de Bollywood, fan de Nietzsche, un tout petit aborigène très doué pour l'effraction, un gamin des rues voleur de portables au physique de jeune premier, un Monsieur catastrophe texan sous protection judiciaire, et le must du politicien corrompu, le propre père de la victime. Des palaces de Delhi aux bidonvilles de Mehrauli, des repaires terroristes du Cachemire aux cabanes des îles Andaman, des berges du Gange aux tapis rouges des premières de Bombay, entre soif de justice, vengeances, manigances politiques, quête d'un totem perdu ou d'une fiancée par correspondance, tous les chemins semblent mener au jardin du crime. Mais qui a tué Vicky ?


Avis : 8/10

J'ai aimé : - La construction du roman, qui nous fait découvrir les 6 suspects, leur vie avant le meurtre et nous amène à croire que chacun peut être coupable.
- Le fait que les 6 suspects viennent de milieux totalement différents, ce qui nous permet d'apprendre beaucoup sur l'Inde. Nous suivons d'ailleurs certains dans leur périple : dépaysement garanti !
-Parmi ces suspects, certains sont vraiment attachants, comme l'aborigène Eketi, qui renouvelle en quelque sorte le mythe du « bon sauvage » ou l'américain Larry Page , homonyme du créateur de Google, dont la naïveté et le langage fleuri apportent une touche d 'humour non négligeable dans une histoire qui dépeint la noirceur d'une société corrompue.

Je n'ai pas apprécié :
- Les personnages sont nombreux, et pour un Européen, les noms à consonance indienne sont difficiles à retenir. De plus, beaucoup possèdent un surnom, ou sont appelés par un titre qui évoque le respect. D'autres encore prennent des faux noms... J'ai parfois eu du mal à me rappeler qui était qui et avait fait quoi. Je conseille vivement de faire une petite liste des personnages rencontrés (avec leur surnom) afin de ne pas être perdu.
- Dans mon édition (10-18), quelques notes supplémentaires pour expliquer le vocabulaire auraient été les bienvenues.

Anecdotes :
  • Vikas Swarup est un diplomate indien, actuellement en poste en Afrique du Sud.
  • Il a écrit le roman Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire qui a été adapté au cinéma par Dany Boyle, avec le film Slumdog Millionnaire.

  • Il a publié un nouveau roman en avril 2014 :
    Présentation : 
    Vendeuse d’électroménager pour entretenir sa famille, harcelée chaque jour par sa sœur, starlette en devenir, son propriétaire pressé et son patron incompétent, Sapna Sinha voit s’éloigner toujours un peu plus ses rêves d’avenir. Mais voilà qu’un jour, le plus grand patron d’Inde lui offre sa fortune et son entreprise, à condition qu’elle passe sept mystérieuses épreuves. S’agit-il d’un jeu cruel ou se pourrait-il que ses prières soient enfin exaucées ? Embarquée malgré elle dans d’incroyables aventures auprès de stars désespérées, de jeunes fiancées suicidaires et d’enfants exploités, Sapna devra prouver sa vaillance, son empathie et son honnêteté afin de construire un avenir meilleur pour elle et sa famille.


Thèmes :
Inde-Meurtre-Corruption-Justice-Amour

vendredi 2 mai 2014

En cas de bonheur, David Foenkinos



Présentation: 
Claire et Jean-Jacques vivent ensemble depuis huit ans. Mais, leur tendresse apparente, qui les fait citer en exemple par leurs amis, cache la véritable érosion de leur amour... Dissection d'un couple pas comme les autres... un couple comme tous les autres.

Avis : 5/10
Cette fois, je placerai le négatif en premier car j'ai été très déçue par ma lecture. J'avais le souvenir de « La Délicatesse » du même auteur ...mais ces romans ont peu de choses en commun. C'est d'ailleurs la délicatesse qui manque ici...

Je n'ai pas apprécié :
-Le style, qui hérisse le poil, avec des banalités du type :  « On se réjouit du malheur de ceux qui ont été heureux. » L'adage est peut-être jute, mais sa forme balourde rappelle plutôt un poème tout droit issu de l'adolescence. Les métaphores animalières laissent perplexe : « On préfère toujours les attitudes d'éléphant qui nous mettent la puce à l'oreille aux attitudes de puce qui nous mettent l'éléphant à l'oreille. »ou encore.... « Son malheur l'avait rendu aussi agressif qu'une grenouille craignant de perdre une cuisse. » L'éléphant passe encore...mais la grenouille agressive... ????
-Les personnages sont pitoyables et j'ai vraiment peiné à les suivre jusqu'au bout.
- L'auteur semble ne pas avoir réussi à choisir entre écrire un roman humoristique un peu loufoque, ou une critique amère de la vie de couple. 

J'ai aimé :
-La couverture, qui annonce joliment le sujet. 
-Le cynisme, qui agace un peu, mais qui est le sel (j'allais dire le « seul sel », mais la paronymie sonne mal) du roman.
-Le regard lucide sur l'usure du couple et notre stupidité quand nous ne savons pas goûter le bonheur qui est à portée de main.
-La fin un peu prévisible, qui possède une certaine poésie (il était temps) grâce à des personnages secondaires attachants.

Anecdotes :
David Foenkinos a été professeur de guitare.
Il a reçu le Prix Roger-Nimier en 2004 pour le roman Le potentiel érotique de ma femme.
Il a le même âge que moi à quelques jours près !
Citation : : Je pense qu'elle résume bien le sujet du livre : « Ce ne sont jamais les couples qui s'effritent ; ce sont les restes du monde et de l'humanité qui, lentement, reprennent place ;qui, lentement grignotent le terrain momentanément cédé à l'amour. »
Thèmes :
Couple-Amour -Adultère
Si vous voulez lire un bon roman de cet auteur: N'hésitez pas à vous jeter sur « La Délicatesse ».

lundi 28 avril 2014

Le Voile noir, Anny Duperey



Présentation :  Anny Duperey a perdu ses parents lorsqu'elle avait 8 ans. A partir de ce moment-là, sa mémoire a effacé les souvenirs de sa vie avec eux, et c'est comme si elle était née après leur mort, d'où le titre de cette autobiographie,  "Le Voile noir".

Avis : 8/10

J'ai aimé :
- Le style d'Anny Duperey, à la fois simple et efficace, mais aussi poétique.
- Lorsque une autobiographie est écrite par une célébrité, on peut craindre un coup de communication pour relancer une carrière, des déballages indécents... Rien de tout cela ici. L'auteur commente des photos prises par son père et tente ainsi d'en savoir plus sur ses parents, en même temps qu'elle réfléchit sur ce « voile noir » et ce qu'il a fait d'elle. C'est touchant, sans être larmoyant. Ce n'est pas un récit de la vie d'une comédienne, mais la recherche d'identité d'une femme comme les autres.
-Le cheminement de l'auteur, qui évolue grâce à l'écriture et à l'observation des photos.

Je n'ai pas apprécié :
-Quelques longueurs parfois. Mais je pense que le côté introspection les rend incontournables. Cela est contrebalancé par des chapitres courts, un style agréable et surtout par les photos magnifiques du père de l'auteur.

 Anecdotes :
Anny Duperey a consacré plusieurs ouvrages aux chats :
-Les Chats du hasard, récit autobiographique d'une amoureuse des chats.
-Les Chats mots, anthologie des textes illustrés sur les chats.
-Les Chats, texte illustré de 200 photos, dont certaines de l'auteur, sur les chats.

Citation : Anny Duperey parle de son besoin d'écrire cette autobiographie :
« Il m'apparut- et ceci est très nouveau pour moi car j'ai toujours cru le contraire- que mon sentiment d'impudeur serait plus fort dans l'intimité, et aussi la tentative de fuite. Le public, ou l'idée d'être lu, oblige à une tentative honnête (j'ai un tempérament honnête) de lucidité. Et surtout un effort de dignité dans la forme. »
Thèmes :
Enfance -Parent -Autobiographie
Si vous avez aimez ce livre, vous aimerez sans doute : Rien ne s'oppose à la nuit, de Delphine de Vigan et W ou le souvenir d'enfance , de Georges Perec